Politika

Quand les citoyens pensent, la République avance.

vendredi 1 mars 2013

Taxer les riches favorise l'innovation !

Etrange, n'est-il pas ? Mais pourquoi ?

Pour comprendre le raisonnement, il faut rappeler à quoi servent les impôts : former les citoyens, créer et entretenir des infrastructures de tous types, soigner les gens, protéger les biens et les personnes, favoriser la recherche et la création dans de nombreux domaines, j'en passe et des meilleures !

Ceci étant posé, pourquoi quelqu'un viendrait investir dans notre pays ? Hé bien, pour toutes ces raisons qui font de la France un pays inventif, original, créatif, curieux. Un véritable entrepreneur (par véritable, j'entends celui qui cherche à créer, à développer une idée, à faire fonctionner une entreprise humaine satisfaisante pour tous, qui voit dans l'argent un moyen et non une fin et non un financier pour qui seul le profit compte, peu importe le produit !) sera évidemment attiré par la France, comme le sont de nombreux industriels.

Ces entrepreneurs comprennent bien l'enjeu de l'impôt pour maintenir et organiser notre société et ses richesses culturelles, intellectuelles, humaines ! Ils viendront ! Et les financiers s'en iront. Snif, je vais pleurer :-)

mercredi 25 avril 2012

On ne peut pas toujours jouer !

Qui, à votre avis, a bien pu dire ces mots ? Un candidat à l'élection présidentielle ? Un professeur ? Un parent d'élève ?

Hélas non, il s'agit d'un petit garçon de 10 ans, vu au journal télévisé de France2, qui de son camp de vacances mi-studieux, mi-sportif, nous explique "qu'on ne peut pas toujours, parce que sinon on va avoir un mauvais métier" ! Non, vous ne rêvez pas, il a l'a bien dit et il a dix ans. A l'heure où tout le monde parle de l'école sans visiblement savoir comment l'améliorer, la rénover ou la soutenir, Télérama pose cette question pertinente "Mais que fabrique l'école ?". Après avoir vu ce petit garçon nous présenter son point de vue sur le travail et le jeu, force est de penser, que dis-je de crier la réponse : "des angoissés!"

Oui, des angoissés ! Comment imaginer autre chose quand un enfant de CM2, un ENFANT, vous dit qu'on ne peut pas jouer tout le temps, qu'on risque d'avoir un mauvais métier sinon ? La sinistrose le guette et nous avec.
M'est revenue à l'oreille la chanson de Gérard Lenormand qui est bien d'actualité. Je vous rappelle le début : "Si j'étais président de la République, plus aucun enfant n'aurait de pensée triste..."
Alors il ne me reste plus qu'à dire : "Gérard, président".

Malheureusement, il n'y aura pas le 6 mai de bulletin à son nom et je doute que sur le sujet de l'école, aucun des deux présidents putatifs ne saurait agir pour que d'ici quelque temps, le même petit garçon dise : "Pour le moment je joue, le métier, c'est pour les grands ! Vous venez jouer au foot avec moi ?". Le président actuel parce qu'il a prouvé depuis 5 ans qu'il était inapte à s'occuper de l'école et son adversaire parce qu'il y a de grand risque qu'il soit très mal conseillé sur ce sujet, par des gens qui ont eu l'occasion de changer les choses, mais qui ne l'ont jamais fait dans ces 30 dernières années.

jeudi 8 mars 2012

Peut-on encore rêver ?

La campagne présidentielle en cours ne passionne pas les citoyens d'après les sondages. Mais les mêmes citoyens accordent la majorité de leurs intentions de vote à ceux qu'ils "accusent" de ne pas créer le débat ou en tout cas de ne pas rendre le rendre passionnant !
Serions-nous schizophrènes ? Ou plus simplement désabusés, incapables de rêver, mais désireux de pouvoir encore le faire ?
Je ne pense pas. En fait nous sommes diablement réalistes !

Nous comprenons bien que les candidats qui s'agitent font beaucoup de promesses qu'ils ne tiendront pas et qu'avec un peu de chance, ils en tiendront quelques-unes.
Nous comprenons aussi que la France doit bien avoir un président (ou une présidente), sinon, quel ridicule !
Nous comprenons que les candidats sont gentiment manipulés par des spécialistes de la communication qui prétendent lire dans nos esprits et notre portefeuille.

Faut-il donc se résigner ?
NON ! Il faut se secouer, agiter un peu les sondages !
La prochaine fois que vous êtes sondés, au lieu de de répondre ce que vous avez toujours répondu, donner votre "voix" à Nathalie Artaud ou Philippe Poutou si vous êtes de droite et Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan si vous êtes de gauche. Puisque cette campagne vous ennuie et qu'on ne peut pas compter sur les candidats pour que ça s'améliore, il faut compter sur nous-même ! Amusez-vous ! Exhibez des candidats inconnus ! Lancez des idées farfelus sur Twitter et Facebook, multipliez les vidéos parodiques sur YouTube ou autres, imprimez des tracts potaches.
Et puis, rêvez ! Rêvez qu'un candidat renvoie ses "spin doctors" à leurs études (d'opinions) et s'adresse à vous sans peur (et sans reproche si possible), sans sous-entendu politique, ans manoeuvre !

Et enfin, pour rigoler un bon coup : élisez un président de droite et une Assemblée Nationale de gauche ou inversement. Peut-être alors verrons-nous enfin des gens sérieux (et un peu rigolos quand même) venir nous parlez au journal de 20h !

dimanche 29 janvier 2012

Confusion de genre

Ai-je bien entendu ? Le Président de la République, responsable du pouvoir exécutif, vient d'annoncer sur plusieurs chaînes de télévisions : "Nous voterons un texte..." Je suis abasourdi ! Depuis quand le Président de la République détient-il le pouvoir législatif ? Aurais-je manqué un épisode constitutionnel ?

Il me semblait qu'il y a quelque temps, il avait l'élégance de dire "Nous présenterons un texte au Parlement" ou mieux encore "Le gouvernement présentera un projet de loi", mais visiblement le temps a usé cet effort linguistique.

La crise lui est-elle montée à la tête au point d'oublier la répartition des pouvoirs ? Si le Président est "malade" à ce point, il vaut mieux pour lui qu'il ne se présente pas ou alors qu'il choisisse un pays où les pouvoirs ne sont pas séparés.

jeudi 1 décembre 2011

Le pronostic vital n'est plus engagé

A entendre les dernières informations expliquant hélas qu'un policier est entre la vie et la mort, je me suis surpris à me demander à haute voix : "Comment ? Et le pronostic vital ? Est-il engagé ?" Ce qui était stupide puisque le fait d'être "entre la vie et la mort" parle de lui-même et absurde car il aurait mieux valu souhaiter à ce policier de se sortir d'affaire plutôt que d'avoir ces réflexions sémantiques.

Néanmoins, dans les jours qui ont suivi, j'ai constaté la disparition de l'expression qui semblait être la seule utilisable pendant des semaines voire des mois pour expliquer au téléspectateurs ou aux auditeurs que tel ou tel victime de fusillade était justement entre le vie et la mort, expression dont Frédéric Pommier aurait certainement pu faire une chronique, s'il ne l'a pas déjà fait.
Est-ce que l'expression n'est utilisée que lorsque justement "le pronostic vital n'est pas engagé", ce qui n'est pas le cas de ce policier ?
Ou peut-être ne doit-on pas l'utiliser quand il s'agit d'un policier ? Et si l'expression a soudain disparu, qui en décidé ainsi ? Mystère ! Bref, grâce te sois rendu ô inconnu qui décida du passage de vie à trépas de cette expression insipide et passe-partout !